Les gens...
ou comment dire... les gens, qui s'en vont dans les rues
et qui pensent tout le temps à tout le temps perdu.
Les gens,
qui marchent au hasard parce que le jour s'avance
sachant qu'il est trop tard pour retrouver l'enfance.
L'enfance...
ou peut-être une odeur alors peut-être un cri,
quelque chose qui pleure, qui pleure à l'intérieur,
quelque chose qui fait, qui fait des jours tous gris.
Les gens,
qui parlent de l'amour avec des mots usés
je t'aimerai toujours, à peine murmuré,
Les gens,
qui rentrent lentement chez eux, mais boire un verre
ou deux peut-être avant et rêver de la mer...
La mer...
Ou peut-être de rien, attendre, attendre encore,
encore la même nuit, la même peur qui vient,
et la douleur des coeurs et la lourdeur des corps.
Je ne sais pas pourquoi tu pleures,
tu ne sais pas de quoi je meurs,
Tournez, tournez chevaux de bois,
Le fond de l'air est un peu froid.
Les gens...
mais comment dire... les gens,
qui ne regardent pas les autres. Seulement
qui marchent à petit pas.
Les gens...
Est-ce que ça les fait rire, les fleurs et les oiseaux?
Est-ce qu'ils savent sentir la pluie, le goût de l'eau?
De l'eau...
ou peut-être qu'ils pensent que c'est trop difficile
qu'ils ont déjà perdu, déjà perdu d'avance
et qu'on leur a volé, volé l'envie des îles.
Je ne sais pas pourquoi tu pleures,
tu ne sais pas de quoi je meurs.
Tournez, tournez chevaux de bois,
le fond de l'air est un peu froid.
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Si me lo permite su excelencia, boomp3, intentaré colgar la canción más adelante, porque merece la pena escucharla por varias razones.
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